Nouvelle-Zélande : Bienvenue Dans un Monde Imaginaire !

Nous-y voilà : Nouvelle-Zélande. Dernière étape de ce tour du monde. Si voyager trop longtemps peut provoquer une certaine lassitude voire une perte d’excitation, ce pays est le remède magique ! Les paysages semblent tout droit sortis d’un rêve. J’ai même cru être victime du syndrome de Gilles de La Tourette à force de répéter toutes les 30 secondes « Oh P*****, c’est magnifique ! ». Ce pays est l’un des plus beaux que j’ai eu l’occasion de visiter, le choix idéal pour terminer mon aventure. Clou du spectacle, j’ai rencontré un super Changemaker développant une innovation complètement dingue…

La Joie des Transports

Tout au long de mon voyage, les transports ont été une source inépuisable d’anecdotes. La Nouvelle-Zélande n’a pas dérogé à la règle et les mésaventures ont débuté avant même que je ne réussisse à y poser le pied…

« Monsieur, vous avez un Visa ? »

Gloups… Au moment de retirer mon billet d’avion à l’aéroport de Bali, l’hôtesse venait de m’annoncer que la réglementation avait très récemment changé. Un visa électronique était désormais indispensable pour voyager en Nouvelle-Zélande. Pas de panique, j’étais arrivé avec un peu d’avance et il me suffisait de faire la demande en ligne.

  • Première tentative : « Votre demande sera traité dans 48h ». Re-Gloups… Surfacturation et délais de traitement impossible, je venais de perdre 30 min et 120 euros sur un site web peu scrupuleux.
  • Seconde tentative : le site officiel demandait 100 euros de moins ! Trente minutes plus tard, j’avais mon sésame !

Après l’enregistrement, le contrôle de sécurité et le passage des douanes, je me suis accordé le luxe de dîner tranquillement. Et puis je me suis rendu compte que j’avais confondu l’heure de décollage avec l’heure d’embarquement… j’ai couru !

Quand tu galères pour un eVisa à l’aéroport (Reconstitution des faits)

La Nouvelle-Zélande est composée de deux îles principales, Nord et Sud. Je suis arrivé sur la « Terre du Long Nuage Blanc » par Christchurch, l’une des plus grandes villes du pays, située au centre-est de l’île du Sud. Après avoir étudier plusieurs solutions, j’ai dû me résigner à louer une voiture pour pouvoir explorer cette île. Les voyageurs que j’avais interrogés étaient unanimes : en trois semaines sans véhicule, j’allais passer à côté de mon voyage. La seule solution pour rester cohérent dans ma démarche en limitant mon empreinte carbone était de covoiturer. Entre auto-stoppeurs et backpackers, les rencontres ont fourni leur lot d’anecdotes. En voici un échantillon :

  • Quelques heures après avoir récupéré mon véhicule de location, je suis tombé sur un auto-stoppeur français très sympa. Il venait d’effectuer la traversée de l’île du Nord à pied en deux mois et demi. Pour réaliser cet exploit, il était parti avec un équipement minimaliste sans vêtement de rechange. Il avait dû faire une croix sur les lessives et quelques douches. De mon côté, j’ai dû fait une croix sur mon siège passager et le doux parfum « Vanille Tropicale » qui embaumait l’habitacle. L’odeur est restée accrochée pendant trois jours…
  • Sur mon dernier trajet, je me suis arrêté pour prendre un Maori qui attendait sous un soleil de plomb. Ce dernier devait faire deux fois mon poids et ses bras avaient la taille de mes cuisses. Il était midi et il avait travaillé toute la matinée avec son cousin dans une exploitation de houblon. Mon siège passager hurlait en absorbant sa transpiration (… et aller, trois jours de plus…) Après avoir discuté bières pendant quelques temps, il a fini par m’avouer qu’il avait précipité son départ de la ferme. Ayant quelques difficultés à s’entendre avec son coussin, il venait tout juste de le démolir et l’avait laissé KO… J’ai évité de le contrarier pendant le reste du voyage.
Ah oui…  J’ai légèrement rayé la voiture 5 min avant de la rendre. Et hop, $1.500 de franchise !

Le Paradis Du Pacifique

La Nouvelle-Zélande est un véritable paradis pour les amoureux de la nature. La diversité des paysages y est tout simplement incroyable. Glaciers, jungles luxuriantes, volcans fumants, forêt de séquoias géants, plages paradisiaques, montagnes majestueuses, lacs aux couleurs folles… il y en a vraiment pour tous les goûts.

Le plus surprenant est de pouvoir changer de décor en ne parcourant que quelques kilomètres. Le parc national du Tongariro illustre particulièrement bien ce phénomène. C’est d’ailleurs dans cette région que se trouve l’une des plus belles randonnées du pays : « Tongariro Alpine Crossing ».

Elle débute par un sentier alpin débouchant sur la « Montagne du Destin », un volcan noir dont le cratère est bordé de rouge et de blanc. Les contrastes rendent ce décor presque irréel. Des cheminées laissent échapper quelques fumerolles, signe de son activité récente. Une piste d’éboulis de roche volcanique descend sur une succession de bassins aux couleurs surréalistes : le Lac Emeraude et le Miroir de Rangihiroa. La marche se termine dans une forêt verdoyante longée par un cours d’eau. Impossible de trouver les mots…

Parmi les randonnées inoubliables, il y a notamment la « Mueller Hut Route », un sentier traversant le Mont Olivier enclavé dans le glacier Mueller. Il offre une vue imprenable sur le Mont Cook, le plus haut pic du pays. Du sommet, j’ai pu assister à d’impressionnantes avalanches dévalant les flancs de montagne dans un bruit de tonnerre. Pour pouvoir apprécier ce spectacle, il faut s’attaquer à « l’escalier du paradis » : 2.200 marches grimpant à pic jusqu’à la moitié du parcours. La seconde moitié est une succession d’amas rocheux qu’il faut parfois escalader pour atteindre le sommet. Le jeu en vaut vraiment la chandelle !

En t-shirt uniquement pour la photo…

Je l’ai fait au pas de course pour rejoindre des amis Allemands partis plus tôt que moi. Ils m’avaient envoyé un message : « Tu es en retard ? On commence sans toi ! » Bizarre, pour une fois que j’arrivais en avance… Bon, je ne les ai jamais rattrapés ! A force d’accélérer dès que j’apercevais un couple, j’ai terminé la randonnée en rampant. J’ai attendu plus d’une heure au sommet, puis je me suis fait une raison : ils s’étaient fichus de moi et n’étaient tout simplement pas venu. J’ai fini par entamer la descente et quinze minutes plus tard, je suis tombé sur eux ! On s’est finalement rendu compte que l’on n’avait pas débuté la randonné du même parking. Ça valait bien la peine de courir…

Sympa le Panorama

La Nouvelle-Zélande compte une quantité astronomique de randonnées, je crois que pendant mon séjour, je n’ai jamais autant marché de toute ma vie. Petite remarque par contre, c’est dans ce pays qu’a été tourné la trilogie du film « Le Seigneur des Anneaux ». Attendez-vous à tout moment à tomber sur une horde de geeks déguisés en hobbits, courant pied-nus dans les collines avec une mini-enceinte à la main crachant la bande originale du film… Je suis aussi tombé sur un fou furieux déguisé en chevalier, agitant le drapeau du « Royaume du Rohan » en haut d’une montagne perdue au milieu de nulle part. Je n’ai pas pris de risque, je suis parti avant qu’il ne se mette à hurler « Pour le RohannnNNNN !!!!!! » en me fonçant dessus…

Mon pote Jack déguisé en Hobbit !

Auckland et Les Champignons Magiques !

J’ai terminé mon voyage à Auckland, la plus grande ville néo-zélandaise située tout au nord du pays. J’y avait vécu et travaillé pendant un an à la fin de mes études et ce retour avait une saveur particulière ! J’ai passé les derniers jours de ce tour du monde à revoir mes vieux amis, à déambuler dans mon ancien quartier et même à faire un footing sur mon antique circuit. Ce dernier m’emmenait au sommet du volcan de Mont Eden, qui surplombe le stade mythique de rugby « Eden Park ». Une véritable madeleine de Proust !

J’ai aussi cherché à entrer en contact avec les Changemakers locaux. J’étais tombé sur un article listant le Top 10 des Innovations vertes néo-zélandaise de 2019. Parmi ces projets novateurs, l’un d’eux à particulièrement attiré mon attention : BioFab NZ, fabrication d’emballages à partir de champignons ! Au premier abord, l’idée peut paraitre farfelus mais le concept est tout simplement génial.

Je voulais à tout prix les rencontrer pour en savoir plus mais le timing s’annonçait difficile… Finalement, cinq heures avant de me rendre à l’aéroport pour rentrer en France, j’ai reçu un message de James Ferrier, le responsable du projet : « On peut se voir dans 20 minutes si tu es disponible ». Le rendez-vous était à l’autre bout de la ville. J’ai foncé !

James et ses emballages devant le resto français !

James est un Changemaker hors-normes, passionné et bouillonnant d’idées. Il travaillait déjà sur des emballages éco-responsables, notamment à base de chanvre, quand il a été approché par Ecovative Design, une entreprise américaine de biomatériaux. Afin de remplacer les emballages traditionnels, comme le polystyrène, toxiques, polluants et destinés à finir en décharge, leur objectif était de créer un substituant naturel.

La recette ! (credit: http://www.ecovative.com)

Leur procédé ressemble à une simple recette de cuisine : mélanger des copeaux de chanvre avec de l’eau, de la farine et du mycélium de champignon (les racines). Mettez le tout dans un moule et 6 jours plus tard, vous obtenez un magnifique emballage ! Leur secret : le mycélium sert de colle. Dans un tout petit centimètre cube de leur matériau, il y a environ 13 kilomètres de racines de champignon ! Tout simplement incroyable.

Double cerise sur le gâteau :

  • Ce matériau est 100% recyclable. On mélange le vieil emballage avec les autres ingrédients et on obtient un nouvel emballage !
  • Ce matériau est 100% compostable. Chargé en nutriments, il va même améliorer la qualité du compost et vous pouvez aussi l’utiliser pour refaire pousser les ingrédients de base !

La boucle est doublement bouclée !

Après cette superbe rencontre, J’ai dû courir pour arriver à l’aéroport ! L’aventure n’était pas terminée, il me restait une bonne trentaine d’heures dans les transports avant de retourner au Pays. Je n’allais pas être déçu, le voyage retour s’annonçait riche en évènements… Et puis entre nous, qu’est-ce que l’on s’ennuierait sans petites galères…

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