Indonésie, une Escale Inoubliable !

Il me tardait d’arriver en Indonésie. J’allais enfin pouvoir remettre les pieds sur un surf mais surtout, j’allais y retrouver ma sœur et mon beau-frère que je n’avais pas vu depuis près d’un an. De très bonnes raisons d’être impatient ! Entre aventures et mésaventures, l’étape en Indonésie a dépassé mes espérances…

Bali : Chaos et Tentative de Meurtre…

J’avais prévu de passer deux ou trois jours à l’écart de l’agitation de l’île pour pouvoir travailler à la rédaction de mes articles. La petite ville de Sanur, station balnéaire familiale située au Sud-Est de Bali, semblait être la destination idéale… C’était sans compter sur la rencontre d’un super groupe de voyageurs. Entre surf, séance de Yoga et initiation à la méditation (oui, il n’y a qu’à Bali que ce genre de choses arrive), le temps a filé à toute vitesse. Une semaine plus tard, j’y étais toujours et mon travail n’avait pas avancé d’un pouce !

Séance de Yoga et coucher de soleil

J’ai fini par me mettre en route en remontant la côte Est vers Amed, un petit village côtier. Ce qui fait le charme de cet endroit épargné par le tourisme de masse, c’est sa baie pleine de poissons multicolores. Poissons clown, poissons licorne, rascasse volante, un vrai petit paradis sous-marin ! J’ai terminé mon expédition dans le nord par la visite du temple mère de Besakih, le plus important de Bali. Tout simplement impressionnant !

Je devais ensuite rallier la ville de Canggu, l’une des meilleures destinations surf de Bali, pour y retrouver mes amis de Sanur. Pour cela, j’allais partir pour une expédition de 4h en scooter à travers l’île avec mes 28 kg de bagages. Ayant un sens de l’orientation légendaire, j’ai demandé à mon GPS de me guider. Les problèmes ont commencé quand GOOGLE m’a dit : « Hé Aurélien, je connais un petit raccourci ! Prend à droite ». Et au lieu de longer la côte, je me suis retrouvé dans les montagnes. Les montées étaient tellement difficiles que mon scooter était à deux doigts de rendre l’âme. A chaque côte, je me disais « non, celle-là sera trop difficile, il va me lâcher… ». Je pense que j’étais le premier touriste à m’aventurer dans les parages car les locaux me regardaient avec des yeux ronds. Le message était clair : « Mais qu’est-ce qu’il fout ici ?! »  J’ai commencé à douter… Et quand mon GPS m’a dit « Dans 50 mètres, tourne à droite », je me suis posé cette question : qu’est-ce que j’ai bien pu faire à GOOGLE pour qu’il m’en veuille personnellement en souhaitant que, dans 50 mètres, je me jette du haut d’une falaise ? Moi qui n’ai jamais fricoté avec SIRI ou ALEXA… J’ai fini par demander mon chemin à des Balinais et les 2 fois, la réponse était la même : « Ahahah… Ce n’est pas du tout la bonne route ! Fais demi-tour ».

Resto Hype de Canggu ! Je n’y ai pas vu de Basque…

Après avoir retrouvé mon chemin, évité un accident avec deux poids lourds et couru au milieu de la voie rapide pour récupérer ma gourde tombée pendant le freinage d’urgence, j’ai finalement atteint Canggu, sain et sauf. J’avais eu l’occasion de découvrir cette petite station balnéaire 4 ans plus tôt et pour être honnête, je n’ai rien reconnu. L’explosion du tourisme avait définitivement anéanti cette ville. Resorts, Beach-Clubs, magasins hypes, restaurants ultra-branchés et partout, des bâtiments en construction… les rizières avaient disparu. J’ai tenu deux jours au milieu de cet enfer et je me suis enfuit !

Session pèche au soleil couchant

Java : du Calme, du Surf et de la Casse…

C’est dans un tout petit village de pécheurs situé au sud de Java que j’ai retrouvé ma sœur Caroline et mon beau-frère Mickaël. Cela faisait vraiment du bien de revoir une partie de ma famille après presque un an loin des miens. Pour célébrer ces retrouvailles, ils avaient emporté dans leur valise une bonne bouteille de vin et du fromage du Pays-Basque. Un véritable bonheur !

La meilleure pose photo du monde…

Ce n’est pas vraiment par hasard qu’ils viennent passer plusieurs mois dans ce village isolé. En plus de la pêche, cet endroit est réputé pour ses vagues incroyables qui viennent casser dans une baie paradisiaque. Pendant deux jours, les conditions étaient trop compliquées pour moi. Mickael enchainait les sessions et de mon côté je trépignais d’impatience. « C’est vraiment trop puissant pour toi, on te déconseille d’essayer ». Le 3ème jour, j’ai fini par craquer.

Je me suis lancé à la cherche d’une planche à louer. L’hôtel bordant la plage a refusé « Non, désolé, on nous les casse systématiquement sur ce spot ». Mickaël m’a alors présenté Neil, un vétéran Australien installé dans le village depuis des lustres. Il a gentiment a accepté de me louer l’une de ses vieilles planches. J’ai couru me mettre à l’eau tout en écoutant les conseils de Caroline et Mickaël pour ne pas finir aux urgences. Une fois arrivé au pic, j’ai patiemment attendu en regardant deux jeunes locaux prendre leur vague. Je m’étais calé un peu au large pour éviter de me faire surprendre par les grosses séries. Pas suffisamment il faut croire. L’un des jeunes m’a fait signe, une grosse série arrivait. C’était trop tard pour me mettre à l’abris. J’ai tenté un canard pour passer sous la première vague, sans grand succès. La planche n’a pas survécu… En sortant de l’eau avec mon surf plié en deux, j’imaginais la réaction de ma sœur : « On t’avait prévenu ». L’impression d’avoir de nouveau 10 ans…

Loin d’abandonner, Caroline et Mickaël m’ont aidé à louer une autre planche dans la ville voisine où leurs amis tenaient un « Surf Camp ». En général, ils refusent de louer pour surfer ce spot car les planches reviennent rarement entières, mais pour une fois, ils ont fait une entorse au règlement. La houle était plus petite, la session surf s’est donc déroulée sans accros… jusqu’à la sortie de l’eau. La marée avait considérablement baissé et en glissant vers le bord, j’ai heurté le seul rocher immergé de la baie… Quand ça ne veut pas !

Une photo digne des 60’s !

Honteux, je n’ai plus osé remettre un pied dans l’eau. C’est Poppy, la manager de notre logement qui, plusieurs jours plus tard, a fini par me convaincre d’y retourner avec l’une de ses planches. Et sans dégât cette fois !

Anita, Rien Ne l’Arrêtera !

Pendant mon séjour sur l’île de Java, Poppy m’a parlé d’Anita, l’une de ses amies très impliquée dans la défense de l’environnement sur la région de Pacitan. Elle s’est proposée pour arranger une entrevue et c’est par une belle après-midi orageuse que nous sommes partis à la rencontre d’Anita. Difficile de mieux choisir notre moment pour partir en scooter… Les trois quarts d’heures de trajets se sont faits sous une pluie torrentielle qui nous a surpris 5 minutes après notre départ. Un vrai plaisir ! Mais le jeu en valait en chandelle. Nous avons retrouvé Anita pour un café dans un marché couvert de la ville. Elle aussi était trempée que nous car elle avait dû faire le trajet depuis son village natal situé à une heure de Pacitan.

De droite à gauche: Anita – Poppy – Moi

Après avoir passé plusieurs années à travailler à Jakarta au sein d’une ONG œuvrant pour l’environnement, Anita a choisi de revenir dans sa région. Son objectif était clair : aider la communauté de Pacitan à gérer ses déchets et l’éveiller à la protection de son environnement.

En 2016, elle a commencé par organiser des nettoyages de plage. Afin que son mouvement prenne plus d’ampleur et de crédibilité, elle s’est rapprochée de « #SeaSoldier » dont elle a fondé l’antenne « Pacitan ». Cette ONG environnementale qui agit pour la protection des océans est très populaire en Indonésie.

Pour toucher le maximum de cibles, Anita a rejoint un second mouvement : « Trash Hero ». Particulièrement actif auprès des jeunes, cette organisation rassemble les communautés indonésiennes pour collecter mais aussi réduire la quantité de déchets. Avec l’aide de plusieurs étudiants, elle a monté l’antenne « Trash Hero – Pacitan » et chaque semaine, ils organisent différents évènements dont des nettoyages de plage.

Credit : TrashHeroPacitan

Enfin, Anita a créé le projet « Guritan Pacitan » dont le rôle est d’éduquer les principaux acteurs des villages de la région à la gestion des déchets. Son objectif est de créer des communautés « Zéro Déchet » en axant son travail sur le tri, le recyclage et la réduction de déchets à la source. Elle sensibilise les gens qui ont le plus d’impact sur leur communauté : les chefs de villages et les mères de familles responsables de l’éducation des enfants.

Cette jeune femme a de l’énergie et de la motivation à revendre ! Elle ne souhaite pas en rester là et elle pense déjà à de nouveaux projets : agrandir le magasin de produits en vrac qu’elle a participé à mettre en place et se lancer dans la permaculture.

Face à tant de détermination, je lui ai demandé de me dévoiler son secret… Sa motivation pour aider sa communauté, elle l’a tiré de la citation de Ghandi :

« Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde »

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