Vietnam, Mon Amour !

Après un mois en Inde où j’ai eu l’impression d’être le seul étranger, mon arrivée à Hanoï a été un choc ! J’ai commis l’erreur de choisir une auberge dans la vieille ville, la partie la plus animée de la capitale. Je me suis retrouvé encerclé par une horde de touristes occidentaux, souvent bourrés, vêtus de marcels à l’effigie la bière locale et de chemises à motifs bananes… Mon escale au Vietnam s’annonçait difficile !

Les Merveilleuses Merveilles du Nord

Ce qui fait le charme de Hanoï, c’est la gastronomie. Un véritable paradis pour les amoureux de la cuisine de rue. Pour être honnête avec vous, j’attendais chaque repas avec impatience ! Je pourrai en parler pendant des heures mais rien que d’évoquer le sujet, j’ai faim… L’autre attrait de cette ville est sa situation géographique qui en fait le point de départ idéal pour de nombreuses aventures dans le Nord du pays.

Je me suis rapidement lié d’amitié avec 3 germano-autrichiens : Benjamin, Katharina et Bjorn. Ils étaient motivés pour se lancer à l’assaut de la « boucle de Ha Giang », une route sinueuse réputée pour être incroyablement belle.  Ces quatre jours de balade en « moto » à travers les montagnes et la campagne du Nord resteront l’un des plus beaux souvenirs de mon voyage à travers le monde : paysages à couper le souffle, nuits à la dure dans des cahutes en bois au milieu des champs, rencontre avec les locaux et découvertes gastronomiques !

Je passerai rapidement sur les épisodes délicats de l’aventure, à savoir : des camions de chantier dans le fossé, des locaux en scooter avec leur chargement dans le fossé et mes potes de voyage dans le fossé… Entre les nids de poule et les chemins caillouteux, la vue imprenable sur le Vietnam, ça se paie !

Mon moment préféré restera ma petite crevaison au milieu de nulle part. Nous nous sommes arrêtés dans un petit village pour demander où trouver un mécanicien. Le boucher qui coupait du canard sur un étal en bord de route m’a totalement ignoré… Un homme, quelques mètres plus loin, m’a fait signe de me garer de l’autre côté de la petite route, à côté d’un compresseur et de quelques outils. Personne en vue, puis soudain, le boucher est arrivé vers moi d’un pas décidé. C’est lui qui, les mains encore pleines de sang, s’est occupé de changer la chambre à air ! Cinq minutes plus tard, il s’essuyait rapidement les mains dans un chiffon avant de retourner dépecer de la volaille. Rencontre avec le Boucher/Mécano, un moment inoubliable !

L’expédition à Ha Giang s’est terminée par une jolie petite intoxication alimentaire dévastatrice ! Pour Benjamin, les symptômes se sont déclarés durant la dernière nuit. Pour ma part, c’était juste une heure avant de monter dans le bus de nuit qui devait me ramener à Hanoï… Neuf heures de self-contrôle absolu, de quoi être particulièrement fier !

Le calme de Ninh Binh

Après cet épisode, j’ai mis le cap vers le centre du pays en effectuant un arrêt dans la province de Ninh Binh, surnommée la « baie d’Halong terrestre ». Montagnes karstiques s’élevant au milieu des rizières, balades en barque en traversant des grottes, cette région recèle de véritables trésors.

Hoi An : Les Moyens De Leurs Ambitions

Après une nouvelle nuit de bus particulièrement compliquée (3 pannes, 2 changements de véhicule et un masque de nuit trop serré qui m’a laissé pratiquement aveugle…), j’ai réussi à rejoindre la petite ville de Hoi An. J’y ai retrouvé Renaud, le co-fondateur de l’association WaterFamily que j’avais rencontré au pays basque, juste avant mon départ. Avec sa femme Corinne et leurs deux incroyables filles, Salomé et Elaïa, la « Famille Buissonnière » est partie à la découverte de l’Asie.

En leur compagnie, les belles rencontres se sont faites très facilement. Lors d’une balade à vélo dans le village de Tra Qué, nous avons fait la connaissance de Thaï Tran , un restaurateur qui cultive ses herbes et légumes autour de chez lui. Que du bio récolté à la main et avec amour, un vrai délice ! Thaï nous a proposé de rencontrer sa femme Ly et ses amis, engagés dans l’association « Hoi An Eco-city Working Group » . Il faut savoir que Hoi An, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, s’est donné pour objectif de devenir « ville verte » à l’horizon 2030. Et avec l’essor du tourisme, la tâche n’est pas des plus faciles. L’association s’occupe d’organiser et d’animer les acteurs locaux dans le but de mener cette mission à bien. Démarche écologique et durable des restaurateurs et de l’hôtellerie, magasin de vrac, ressourcerie (la superbe boutique Dana Connect ! ), etc. Les Changemakers locaux sont dynamiques et les projets très nombreux !

Parmi eux, il y a la ferme écologique « An Nhien Farm » . Démarré en 2015 par la très charismatique Stoney Nhien, ce programme communautaire a pour but de réhabiliter les berges de la rivière Thu Bon détruites par de nombreux épisodes d’inondations, liés au changement climatique. En introduisant des plantes résistantes capables de maintenir les sols, Stoney et ses équipes ont permis de protéger les berges de l’érosion. Depuis, la biodiversité s’est redéveloppée et les abords de la ferme regorgent d’une végétation luxuriante. Un véritable paradis ! Ce projet a aussi une vocation sociale car il emploie de nombreuses personnes. Pour qu’ils aient toujours de quoi s’occuper, Stoney a diversifié les activités de sa ferme : fabrication de pailles en roseaux pour les restaurants du coin, confection de savons recyclés à partir de ceux récupérés dans les hôtels, création de vêtements et de sacs avec les draps de hôtels pour les enfants des communautés vivant dans les montagnes. Waw ! Honnêtement, je ne trouve pas d’autre mot.

Mes amis de la « Famille Buissonnière » ont choisi de poser leurs valises quelques temps dans ce havre de paix pour y apporter leur aide.  

Avant mon départ, nous avons animé avec Renaud une formation de sensibilisation à l’utilisation de l’eau pour une vingtaine d’employés d’hôtels de la ville. En anglais, un vrai challenge ! Cette présentation a lieu dans le superbe hôtel « An Villa » et elle était organisé par Ly et Thanh, deux femmes exceptionnelles très engagés dans la sauvegarde de l’environnement. Nous avons tous eu le droit à un petit présent : des savons parfumés qu’elles fabriquent à partir des huiles alimentaires usagés de leur cuisine !

En pleine formation WaterFamily !

C’est avec un petit pincement au cœur que j’ai quitté Hoi An. J’ai traversé la très fraiche ville de Dalat, perchée dans les montagnes, avant de rejoindre Ho-Chi-Min-Ville, mon point de départ vers le Cambodge. J’ai passé mes derniers jours au Vietnam à goûter tous les plats possibles et imaginables. Ce pays restera l’un de mes préférés pour ses paysages et sa gastronomie. Un véritable bonheur !

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