L’Epopée Fantastique d’Aurélien au Mexique – Episode 2

Le Mexique c’est grand… très grand ! Mon objectif était de traverser en une vingtaine de jours l’Est du Pays pour aller de Cancun à Mexico : une semaine dans Quintana-Roo pour ses ruines Mayas et sa nature incroyable, une semaine dans l’Oaxaca pour ses plages de surf et sa jungle légendaire, et une semaine à Mexico pour ses Changemakers innovants. J’ai juste oublié un détail : la longueur des temps de trajets…

Pékin Express au Mexique !

Il parait que la 9ème édition de Pékin Express s’est déroulée au Mexique, dans la région où je me trouvais. J’ai vite compris pourquoi !

Après une fantastique semaine à Tulum, le temps m’a rattrapé. Les amis rencontrés à l’auberge de jeunesse m’ont mis en garde contre ce petit problème… Traverser la région prend énormément de temps, et c’est peu de le dire. J’ai choisi, au début de l’aventure, de me lancer dans un « Challenge Pas-De-Vol-Interne ». Il me faudrait plus de 30h de bus pour atteindre la prochaine étape, Puerto Escondido, puis environ 20 heures pour finir mon périple à Mexico. Bilan, c’est la course !

Le Temple des Inscriptions de Palenque

Pour rester raisonnable, j’ai décidé de faire deux stops entre Tulum et Puerto Escondido. J’ai donc pris le bus de nuit pour une dizaine d’heures, direction Palenque ! Pour faire court, c’est une magnifique cité Maya située dans les Chiapas, au cœur d’un parc national inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. A mon arrivée, j’ai croisé un reptile qui avait l’allure d’un bébé Raptor ! Difficile d’être serein quand le soir, à côté de la jungle, on entend des grondements ressemblant étrangement à ceux du T-Rex dans Jurassic Park… (Pour les sceptiques, cliquez ici)

Le mini Raptor appelé Lézard Jésus Christ … car il marche sur l’eau

Ne voulant pas vérifier si la théorie annonçant le retour des dinosaures était justifiée, j’ai repris le bus de nuit pour me rendre à San Cristobal de las Casas. Neuf heures plus tard, je suis arrivé dans cette ville située au milieu des montagnes. Je ne vous cache pas que la transition entre la jungle à 34°c et la cité montagnarde à 4°c laisse des traces… surtout quand on sort du bus en Short / Tee Shirt / Claquettes ! Petite parenthèse sur une anecdote improbable : j’y ai mangé les meilleures chocolatines du monde, je vous jure ! Je crois que le chocolat fait avec le cacao de la région n’y ait pas pour rien…

L’un des incontournables de la région est de traverser en bateau les 32 km du Canyon del Sumidero creusés par le Rio Grijalva. Les guides sensibilisent les touristes aux problèmes générés par la pollution plastique. En effet, ce Rio est alimenté par 18 petites rivières qui charrient pas mal de déchets. Les locaux effectuent régulièrement des opérations de nettoyage pour collecter les déchets qui s’y accumulent. Des petits marchands ambulants circulent en bateau et vendent de quoi se restaurer. Ils distribuent des sacs poubelles pour que les déchets ne finissent pas dans la rivière. Cette communauté fait son maximum pour préserver cet environnement magnifique. A nous de les aider en agissant en visiteurs (éco)responsables.

 La Journée Internationale des Rivières

Après une courte nuit et une visite de la ville, j’ai repris un bus de nuit pour effectuer les 13 heures de route me séparant de Puerto Escondido. J’allais enfin pouvoir poser mes valises pendants quelques jours et souffler un peu.

Au couché du soleil, les bébés requins sont de sortie…

Pour vous situer, Puerto Escondido est une ville portuaire située dans l’Oaxaca, au sud du Mexique. C’est aussi un spot de surf réputé pour ses vagues tubulaires incroyables !

Mon séjour là-bas concordait avec la Journée Internationales des Rivières (le 14 mars). Impossible de manquer cet évènement. J’avais donc pris contact avec l’association s’occupant de la surveillance des plages de la région. Un nettoyage de plage était prévu mais dans la région voisine, à plus d’heure et demie de Puerto Escondido.

J’ai alors décidé de partir à l’aventure en me rendant près de la rivière la plus proche pour une petite opération de nettoyage. Difficile de mobiliser les troupes quand on ne se sait pas vraiment où l’on va, ni ce que l’on va trouver ! J’ai préféré partir en solo au cas où cela tournerait à la débâcle…

Après 20 minutes de route et une demi-heure de marche en plein cagnard au milieu des cactus, j’ai enfin trouvé un accès au Rio Colotepec situé au Sud-Est de la ville. J’ai beaucoup rigolé avec la serveuse du restaurant qui longe la rivière quand j’ai essayé de lui expliquer que je ne voulais pas d’eau en bouteille mais de « l’eau du robinet » quitte à payer ! Elle a rigolé, j’ai rigolé, la patronne a rigolé ! Je crois que l’on ne se comprenait pas, mon espagnol n’était pas au top, la situation était improbable, c’était vraiment comique !

Je leur ai demandé si la rivière était sûre, s’il n’y avait pas de crocodiles dans les parages. Je n’aurai jamais pensé poser ce genre de question il y a encore quelque mois… Une fillette jouait dans l’eau, un homme a traversé à pied. Les deux ont survécus. Je me suis donc lancé pour une heure de collecte.

Pas de crocos en vue…

Après avoir rempli un grand sac poubelle, je suis retourné au restaurant l’y déposer. La patronne m’a dit que le camion de collecte des déchets passerait le lendemain. On a discuté de la beauté des lieux et elle m’a dit qu’il y avait pas mal de déchets plastiques qui venaient gâcher tout ça. C’était pour cette raison que je ne voulais pas de bouteille d’eau. On commençait à se comprendre, c’était vraiment agréable de pouvoir dialoguer.

Le but de mon voyage est d’apprendre, d’échanger et de sensibiliser, PAS de juger. Car il n’y a rien de plus agaçant qu’un touriste qui joue les donneurs de leçons ! Et bien souvent le contexte est bien plus compliqué que l’on peut le penser.

Je viens de terminer mon premier mois de voyage et je me rends compte que partout et avec leurs moyens, les gens essaient de faire bouger les choses pour sauvegarder l’environnement. La vague du changement commence à se former !

Pour finir, je vous laisse sur cette petite citation de Lily Tomlin :

« Je me demandais toujours pourquoi quelqu’un ne fait pas quelque chose à ce sujet. Puis je me suis rendu compte que j’étais quelqu’un. »

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